En réponse au 11 septembre 2001, Jean-Michel nous invite à nous retrancher derrière les volutes du moucharabieh afin de prendre du recul, voir sans être vu et ainsi méditer en paix sur l'instant suspendu à jamais, fortement exprimé par l'obus éclaté central qui semble surgir du cadre et venir vers nous... Quand un engin de mort devient à la fois un sujet à méditation sur nous-même et à la fois un objet d'art, et donc d'émotions...
Le visiteur, protégé, est le témoin éloigné d'une image projetée, elle-même filtrée par l'écran du moucharabieh qui semble atténuer ainsi la pesanteur de la forme et la violence des déformations spiralées...
Et face à ceci, le visiteur pénètre dans l'instant, et ressent la puissance de la présence...
Denis Jaudoin
|